L’eau à Baratzeko

Comme nous l’avons vu sur le panneau placé sur le site Baratzeko, le cycle de l’eau, (ou cycle hydrologique), est le mouvement permanent de la même eau sur la planète depuis plus de 4 milliards d’années, c’est le moteur essentiel de la vie sur Terre dont l’énergie solaire est la force motrice de ce cycle

Le Grand Cycle de l’Eau

Le grand cycle décrit le recyclage de l’eau douce sur Terre par la machine atmosphérique

1. Réservoir et Distribution : Bien que 70 % de la surface terrestre soit recouverte d’eau, l’eau douce ne représente que 2,6 % de l’eau totale disponible, dont la majeure partie est stockée dans les glaciers ou les nappes souterraines

Les eaux de surface (lacs et rivières) ne représentent que 0,02 % du total. Les océans et les grands plans d’eau sont le réservoir et la source principale de l’eau

2. Partie Aérienne :

    ◦ Évaporation : L’eau (des océans, rivières, lacs, sols et plantes) se transforme en vapeur sous l’effet de la chaleur solaire et monte dans l’atmosphère

Il est important de noter que la vapeur d’eau se sépare des sels marins lors de ce processus, car ils ne peuvent passer à l’état gazeux, expliquant pourquoi l’eau de pluie n’est pas salée

    ◦ Condensation : La vapeur se condense au contact de l’air froid, formant des gouttelettes fines qui créent les nuages

    ◦ Précipitations : L’eau retombe sous forme de pluie, neige ou grêle lorsque les nuages deviennent trop lourds. La majorité des précipitations tombe directement dans l’Océan.

3. Partie Terrestre : Une fois sur terre, l’eau s’infiltre ou s’écoule sur les sols du bassin versant. Un bassin versant est une zone géographique délimitée par le relief qui capte la pluie et canalise le ruissellement vers une rivière ou une nappe souterraine

    ◦ Infiltration : L’eau pénètre dans les couches superficielles du sol ou dans les nappes souterraines par gravité. Lorsque les sols sont couverts de végétation, l’infiltration est rapide, ce qui réduit l’érosion et les risques d’inondations

    ◦ Ruissellement : Une partie de l’eau ruisselle en surface, rejoignant les cours d’eau puis l’Océan. Ce ruissellement est plus important sur un sol mis à nu

    ◦ Interception : Une partie de la précipitation est captée par la végétation ou les bâtiments et s’évapore sans atteindre le sol, constituant une perte hydrologique

Le changement climatique modifie le trajet de la goutte d’eau. Sous l’effet du réchauffement, le cycle a tendance à s’accélérer, entraînant davantage d’événements climatiques extrêmes comme les fortes précipitations, les sécheresses ou les cyclones

Le Petit Cycle de l’Eau en Ville

Le « petit cycle de l’eau » décrit la parenthèse urbaine de l’eau distribuée

1. Prélèvement et Traitement : L’eau est prélevée dans une ressource naturelle (rivière ou nappe souterraine), puis rendue potable dans une usine de traitement avant d’être distribuée aux robinets

2. Assainissement : Après usage, l’eau est récupérée par le système d’assainissement. Elle est ensuite nettoyée dans une station d’épuration avant d’être restituée au milieu naturel, en aval de la ville. Il ne faut pas confondre les deux : les eaux usées ne sont pas recyclées pour produire de l’eau potable. Une fois rejetée, l’eau continue de s’épurer naturellement dans le milieu aquatique

Gestion de l’Eau Pluviale et Enjeux Urbains

En milieu urbain, l’eau de pluie est nommée eau pluviale lorsqu’elle ruisselle sur le sol. Malheureusement, elle peut se charger de différentes pollutions durant son parcours. L’imperméabilisation des sols est un enjeu écologique majeur. Les revêtements urbains (goudron des routes, parkings, bâtiments) empêchent l’infiltration de l’eau. Ceci augmente la puissance du ruissellement et le volume d’eau dans le réseau d’assainissement, menant à des risques importants d’inondations et de pollutions dues à la saturation des bassins de rétention. Pour lutter contre ce phénomène, l’objectif actuel est de gérer les volumes d’eau sur chaque parcelle par le stockage ou l’infiltration, plutôt que d’évacuer l’eau de pluie dans le réseau d’assainissement

Les solutions incluent :

Désimperméabiliser les sols : L’infiltration recharge les nappes phréatiques et évite la surcharge du réseau d’assainissement. Ceci peut impliquer de « débitûmer » (casser les revêtements imperméables) pour créer des surfaces végétales ou drainantes

Végétaliser les villes : Favoriser la rétention de l’eau de pluie par les végétaux, sur les toitures, les terrasses ou au pied des arbres, aide à compenser les effets de l’imperméabilisation et favorise la biodiversité locale

Récupérer et stocker l’eau : La récupération de l’eau de pluie (souvent des toits ou des gouttières) permet de disposer d’eau sans utiliser le robinet public et d’alléger le réseau . Selon la pluviométrie, un toit de 100 m² peut récupérer entre 3 000 et 60 000 litres d’eau de pluie par an. Comme dans un système de plomberie complexe, l’urbanisation a créé trop de surfaces dures et rigides, empêchant l’eau de s’infiltrer naturellement dans le sol (la « terre-éponge ») ; les efforts de gestion de l’eau visent désormais à réintroduire cette « éponge » dans le paysage urbain pour éviter que le système ne déborde ou ne sature

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Publié par sebalef

-->blogueur en herbe mais passionné par l'apprentissage à distance. La péda est au jardin aussi bien qu'en ligne pour enseigner une langue, les rudiments du surf (en océan), le jardinage et la culture numérique. Du blogmaîstre, découvrez la blogosphère: https://www.pearltrees.com/sebas.elprofe